1 – Multiples et diviseurs

Définition 1 :
Soient \(a\) et \(b\) deux entiers. On dit que \(b\) est un multiple de \(a\) s'il existe un entier \(k\) tel que \(b = k \times a\).
On dit alors que \(a\) est un diviseur de \(b\) ou que \(a\) divise \(b\).
Exemple 1 :
• \(12\) est un multiple de \(3\) car \(12 = 4 \times 3\) (on a \(k = 4\)). \(3\) est donc un diviseur de \(12\).
• \(5\) divise \(100\) car \(100 = 20 \times 5\) (on a \(k = 20\)). \(100\) est donc un multiple de \(5\).
Propriété 1 : La somme de deux multiples d'un entier \(a\) est un multiple de \(a\).
Exemple 2 :
\(15\) et \(35\) sont des multiples de \(5\) donc la somme \(15 + 35 = 50\) est aussi un multiple de \(5\).
En effet, on a \(15 = 3 \times 5\) et \(35 = 7 \times 5\) ce qui donne \(50 = (3 + 7) \times 5 = 10 \times 5\).
Démonstration : On considère un entier \(a\).
• Soient \(b\) et \(c\) deux multiples de \(a\) : on peut alors écrire \(b = k \times a\) et \(c = k' \times a\) avec \(k\) et \(k'\) deux entiers.
• La somme de \(b\) et \(c\) peut alors s'écrire \(b + c = k \times a + k' \times a\).
• On factorise par \(a\) ce qui donne : \(b + c = (k + k') \times a\).
• On a donc \(b + c = K \times a\) avec \(K = k + k'\) ce qui prouve que \(b + c\) est un multiple de \(a\). □
Critères de divisibilité :
• Les multiples de \(2\) se terminent par les chiffres \(0\), \(2\), \(4\), \(6\) ou \(8\). Ex : \(28\) est un multiple de \(2\).
• La somme des chiffres d'un multiple de \(3\) est un multiple de \(3\). Ex : \(354\) est un multiple de \(3\).
• Les multiples de \(4\) sont deux fois divisibles par \(2\). Ex : \(284\) est un multiple de \(4\).
• Les multiples de \(5\) se terminent par les chiffres \(0\) ou \(5\). Ex : \(155\) est un multiple de \(5\).
• Les multiples de \(6\) sont divisibles par \(2\) et par \(3\). Ex : \(312\) est un multiple de \(6\).
• La somme des chiffres d'un multiple de \(9\) est un multiple de \(9\). Ex : \(963\) est un multiple de \(9\).
• Les multiples de \(10\) se terminent toujours par \(0\). Ex : \(510\) est un multiple de \(10\).

2 – Nombres pairs et impairs

Définition 2 : Soit \(n\) un entier. Il y a deux cas possibles :
• \(n\) est pair si c'est un multiple de \(2\). Il s'écrit alors sous la forme \(n = 2k\) avec \(k\) un entier.
• \(n\) est impair si ce n'est pas un multiple de \(2\). Il s'écrit alors sous la forme \(n = 2k + 1\) avec \(k\) un entier.
Exemple 3 :
• \(122\) est un nombre pair. Il peut s'écrire sous la forme \(122 = 2 \times 61\).
• \(91\) est un nombre impair. Il peut s'écrire sous la forme \(91 = 2 \times 45 + 1\).
Tableau récapitulatif de la parité avec l'addition : pair+pair=pair, pair+impair=impair, impair+impair=pair
Parité et addition
Tableau récapitulatif de la parité avec la multiplication : pair×pair=pair, pair×impair=pair, impair×impair=impair
Parité et multiplication
Propriété 2 : Le carré d'un nombre impair est un nombre impair.
Exemple 4 :
\(7\) est un nombre impair donc \(7^2 = 49\) est aussi un nombre impair.
Démonstration : On considère un entier impair \(n\).
• On peut alors écrire \(n = 2k + 1\) avec \(k\) un nombre entier.
• À l'aide de l'identité remarquable \((a + b)^2 = a^2 + 2ab + b^2\), calculons le carré de \(n\) : \[n^2 = (2k + 1)^2 = (2k)^2 + 2 \times 2k \times 1 + 1^2 = 4k^2 + 4k + 1\] • Mais \(4k^2 + 4k\) est un multiple de \(2\) et on peut écrire : \(n^2 = 4k^2 + 4k + 1 = 2(2k^2 + 2k) + 1\).
• Donc \(n^2\) peut s'écrire sous la forme \(n^2 = 2K + 1\) avec \(K = 2k^2 + 2k\) ce qui prouve que \(n^2\) est impair. □

3 – Nombres premiers

Définition 3 : Un entier \(p\) est premier s'il admet exactement deux diviseurs distincts dans \(\mathbb{N}\) : \(1\) et lui-même.
Exemple 5 :
• \(0\) n'est pas premier car tout nombre \(a\) divise \(0\) : \(0 = 0 \times a\) ; \(1\) n'est pas premier car il n'a qu'un seul diviseur.
• \(2 = 2 \times 1\) est premier car il a 2 diviseurs : \(1\) et \(2\). C'est le seul nombre premier pair.
• \(4 = 2 \times 2\) n'est pas premier car il possède \(3\) diviseurs : \(1\), \(2\) et \(4\).
Crible d'Ératosthène : Voici un algorithme qui permet de lister les nombres premiers jusqu'à \(100\).
Crible d'Ératosthène : tableau des nombres de 1 à 100 avec les nombres premiers colorés
Crible d'Ératosthène
• On barre \(1\) qui n'est pas premier.
• On entoure \(2\) qui est premier et on barre tous les multiples de \(2\).
• Même chose avec \(3\) qui est premier.
• Le chiffre \(4\) est déjà barré. Même chose avec \(5\) qui est premier.
• Le chiffre \(6\) est déjà barré. Même chose avec \(7\) qui est premier.
• Il n'y a plus de nombres premiers inférieur ou égaux à \(10\), et on a barré tous les multiples des nombres inférieurs ou égaux à \(10\).
• Il reste à barrer seulement les nombres \(n = p \times q\) avec \(p, q \geq 10\).
• Mais dans ce cas \(n \geq 10 \times 10 = 100\).
• On a donc trouvé tous les nombres premiers jusqu'à \(100\).
Propriété 3 : Tout nombre entier \(p \geq 2\) est soit premier, soit décomposable en produit de facteurs premiers.
La décomposition obtenue est alors unique.
Exemple 6 :
• \(79\) est premier donc il n'est pas décomposable en produit de facteurs premiers.
• \(360 = 36 \times 10 = (6 \times 6) \times (2 \times 5)\)
\(= (2 \times 3) \times (2 \times 3) \times 2 \times 5\)
\(= 2^3 \times 3^2 \times 5\).

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